Qu’est-ce que c’est ?

Les rives de nombreux lacs et cours d’eau se dégradent et s’érodent. Les plantes offrent des solutions vertes, peu coûteuses, et efficaces à ce problème. La stabilisation des berges permet d’intégrer des végétaux à divers matériaux.

À quoi ça sert ?

La dégradation des rives a des causes naturelles telles que les vents, les glaces, les vagues, les inondations et les précipitations extrêmes. Mais l’activité humaine en rajoute. Bateaux à moteurs, coupe d’arbres, arrachage d’arbustes, essouchage, création de plages, de murets, ou engazonnement, toutes ces interventions menacent les bandes riveraines qui protègent normalement les plans d’eau.

Leur érosion accélérée accroît la pollution, l’ensablement, et même la prolifération et des espèces végétales envahissantes. La stabilisation des berges permet de limiter ces dommages et de restaurer les services essentiels que nous rendent les bandes riveraines :

  • purifier l’eau pour la consommation et la baignade;
  • protéger de l’eau et du vent, les terrains, les cultures et les habitations;
  • limiter l’impact d’inondations; › ramener la biodiversité;
  • freiner la propagation des espèces végétales envahissantes.

Comment c’est fait ?

Il s’agit généralement d’ouvrages constitués de branches de végétaux vivants, auxquels on peut intégrer des roches, des pieux, des grilles, etc. Les racines enchevêtrées des végétaux plantés contribuent à la rétention du sol, et atténuent la pollution par l’action des microorganismes qui leur sont associés.

Les techniques simples de renaturalisation des berges (comme la plantation) ne nécessitent pas d’expertise particulière. Par contre, implanter un projet de stabilisation des berges exige une étude approfondie du terrain et une bonne connaissance des méthodes existantes.

Au Québec

La Ville de Québec a été pionnière dans les travaux de stabilisation des berges. Polluée, canalisée, remblayée, industrialisée, la rivière Saint-Charles a été éprouvée par les années et par l’activité humaine. Depuis 1996, 8 000 mètres linéaires de béton ont cédé la place à une abondante végétation, à une faune et une flore unique ainsi qu’à un parc linéaire.

Photo : JS Tremblay

Dans le monde

En France, la stabilisation des bergesa connu un développement important au cours des dernières années, par exemple, pour la protection des rivières de montagne.2

Aux États-Unis, un projet phytotechnologique a été lancé en 2009 au Texas pour stabiliser les rives du lac Austin. On utilise des rouleaux de fibres de coco associés à la plantation d’espèces aquatiques.3

Photo : City of Austin